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La perspective d’un extrémiste Tony Andrews de Funktion-One donne son point de vue. |
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"Le bon son est pur, tout comme la bonne nourriture" Le son "amplifié électriquement" - existe dans le monde depuis environ 75 ans, mais l'avènement de la musique pop dans les années soixante a conduit à la quête du « plus grand et plus fort ». La grande majorité de ce premier travail a été menée par des enthousiastes, amoureux de la musique, qui avaient été touchés par un « moment audio ». Mais ce travail est loin d'être terminé, particulièrement en ce qui concerne les haut-parleurs. |
Nous n'avons en aucun cas atteint le potentiel inhérent en termes de qualité audio. En fait, sous certains plans, nous avons même reculé. Si cela n'était pas le cas, je me demande comment ça se fait que le son des trois dernières éditions des plus grands festivals en plein air européen a été moins bon que ce qu'il était 20 ans en arrière ? Voici les trois raisons : les arrays en ligne, la mauvaise utilisation du numérique et la condition humaine. Tout d'abord, en dépit du fait qu'ils sont à la mode, les arrays en ligne ne sont pas une nouvelle technologie et ne contiennent pas de nouveautés technologiques. Ce n'est ni plus ni moins qu'un réarrangement des mêmes vieux composants avec lesquels votre grand-père était familier , c’est-à-dire des drivers à compression et des hauts parleurs coniques et à bobine. La seule avancée est en termes de durabilité thermique. La majorité des arrays en ligne sont une combinaison de drivers à compression
pavilonnés mal assortis et de haut-parleurs coniques à radiation
directe qui accomplissent à eux deux un médiocre gain en
efficacité et directivité. De plus, ils sont inefficaces (mauvais convertisseurs d'énergie électrique en énergie acoustique) et nécessitent une grande quantité d'amplification. Si des sources multiples sont si bonnes, alors pourquoi n'avons-nous qu'une seule source : notre bouche ? Je me base sur la réalité de la Nature !! Le floutage des transitoires issue de l’arrivée simultanée de multiples sources est déjà assez mauvaise, mais l'ajout de surfaces planes pour fournir une surface de travail aux hauts parleurs, medium-aigus est une insulte à la qualité Audio ! Il faut plusieurs enceintes pour qu'un système en ligne arrays puisse fonctionner. Il faut en plus trouver la pièce adaptée à la dispersion et ajuster la correction d'égalisation. Ceci, ajouté aux inconvénients des sources multiples cités ci-dessus, signifie que dans le meilleur des cas, on obtiendra tout juste un résultat médiocre. C’est comme voir au travers un objective « soft focus » et les moteurs 2 pouces sonnent toujours comme une scie à métaux. Le bon son est pur, tout comme la bonne nourriture, ce qui implique l'absence d'additifs et un traitement minimum... pourquoi tolérons nous de telles impuretés dans l'Audio. Un son distordu et imprécis ne pose aucun problème aux bons ingénieurs du son en faisant croître leur appréciation et leur utilisation du son 3D et cache l'incapacité de beaucoup ! Ceci est encore plus accentué par la multitude de logiciels qui permettent aux ingénieurs du son de penser qu'ils sont dans le vrai juste parce que leur ordinateur portable le leur dit. Beaucoup trop d'ingénieurs mixent de nos jours avec leurs yeux ! La fixation de l'industrie audio sur les arrays en ligne a engendré que toutes sortes d'équipements électroniques et digitaux inadaptés (en particulier des consoles façades) sont devenus à la mode parce que, comme je le disais plus tôt, le résultat est si imprécis que les professionnels ne distinguent plus d'où vient le problème ! Sur un système haut-résolution à une source, l'inadaptation des consoles façades, digit les plus répandues est évidente, mais si vous ne pouvez pas l'entendre parce que vous avez toujours mixé sur des systèmes basses résolutions en arrays en ligne, alors cela se dégradera (et hélas, ça s'est dégradé !) A mon avis, l'industrie Audio a perdu sa route et est devenue complaisante. La recherche d'une qualité audio ultime est en pleine perte. Je comprends bien les avantages des consoles numériques : fonctions de mémorisation des réglages, empattement réduit etc. Mais le prix payer n'a aucun sens pour moi : des basses insipides, des fréquences médium molles, et des aigus agressifs. Ces impressions subjectives sont renforcées par le sentiment agaçant qu'on est bien loin de la vérité en matière de phase et de temps, en d'autre cas, pourquoi à l'heure du tout numérique les produits à lampes font-ils un tel retour ? C'est évidemment pour adoucir la dureté du numérique et réchauffer le son. Bien que les lampes soient quelque peu imprécises, elles ont un effet adoucissant bénéfique sur le son qui modère la froideur des équipements digitaux. Je n'ai aucun problème avec le digital utilisé en tant que méthode mais plutôt avec son utilisation. Des taux de 24 bits et 96 kHz ne veulent pas dire que, comme par magie, tout va être parfait, qu'en est il des algorithmes, des convertisseurs, de la latence etc.. Est ce que les concepteurs ont été sensibles, tout au long du processus de développement, aux effets en terme d'Audio de leurs choix en matière de design ? Comment se fait-il que nous en soyons arrivés à ce triste constat au moment où les ingénieurs du son pensent que leur travail a atteint des sommets, alors qu'en réalité le résultat ne sonne pas aussi bien qu'à l'époque des systèmes à un point avec des consoles analogiques ? Notre mémoire est particulièrement courte en matière de son (à peu près trois secondes). Cependant, on se voit parfaitement de l'effet émotionnel. Notre rapport au son dépend de ce à quoi notre cerveau va s'habituer. Pendant un temps notre cerveau va appliquer les corrections et ajustements nécessaires pour donner une approximation d'une perception plate qui devient habituelle. Après un moment, même si le son s'améliore, cela sonnera mal car c'est différent. Quand on écoute un son nouveau, ce phénomène de compensation habituel empêche une perception juste du son en présence et prends un moment à être désappris. C'est aussi fatiguant en raison de la somme de réflexion nécessaire et cela empêche le cerveau de se concentrer avec les événements sonores excitants en présence. Ajouté à cela notre fascination pour les logiciels informatiques et leur interfaces tape à l'oeil qui nous empêchent de penser ou d'utiliser nos talents. Pour résumer, nous avons une tendance naturelle à être feignants, mentalement et aussi physiquement, qui place le confort avant la qualité , ce qui entraîne que l'on aime ce à quoi on est habitué, que cela soit bon ou mauvais. - Bien entendu je suis ouvert à toute discussion à ce sujet !! Une chose, suite aux commentaires ci-dessus ; je pense que je devrais expliquer une des bases de ma pensée : je me souviens, adolescent, passionné par la Hi fi avoir été profondément choqué par l'idée que les vrais passionnés de Hier utilisaient des amplificateurs sans contrôles de tonalité ! Comment était-il possible de faire un joli son sans un bouton de « loudness » et un contrôle des basses et aigus ? Et bien, les passionnés conservaient chacun des éléments de la chaîne audio aussi naturels que possible à savoir : pas d'égalisation, des hauts parleurs à réponse fréquence maximum, des câblages corrects, amplificateur de classe A, pré-ampli phono minimaliste, platine vinyle exotique avec une cellule au prix astronomique ! Ils arrivaient au résultat souhaité sans aucune correction électronique. Quel contraste avec le monde d'aujourd'hui, avec un signal qui transite par de nombreux compresseurs, égaliseurs, Gates etc... mais aussi des convertisseurs digital-analogue et analogue-digital aux performances douteuses. L'effet obtenu est d'estomper la temporisation et de détruire la linéarité de la phase avant même que le signal atteigne les hauts parleurs ! Ainsi, permettez- moi de proposer
que l'un des préceptes majeurs
de la quête d'un son de bonne qualité soit l'utilisation
d'un minimum d'appareils et d'étapes possibles, avec un minimum
de correction dans tous les maillons de la chaîne audio.
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